vendredi 21 novembre 2014

André SOLVET , Lagny-sur-Marne

André SOLVET est né le 22 octobre 1891 à Lagny-sur-Marne. Il fut recensé à Coulommiers le 24 août 1914. Il furent intégrés lui et son frère, Félix Pierre SOLVET, dans le 76e Régiment d’Infanterie de ligne avec le grade de deuxième classe. Le 76e régiment d’infanterie a la particularité, comme tous les régiments d’infanterie portant un numéro entre le 76e et le 9O°, d'avoir une double origine, d’être l’héritier des traditions de deux régiments : le 76e, et le 1er d’infanterie légère.

D'après le registre matricule des archives de la Seine et Marne, il avait les cheveux chatain moyen et les yeux bleu clair. Il faisait un mètre soixante-douze.

 Ce soldat décède le 24 août 1914, livré à l’ennemi à Noërs en Meurthe-et-Moselle. Il a par la suite été déclaré « Mort pour la France » sur le registre de Lagny le 21 janvier 1921. Malheureusement, son nom ne figure pas dans "sépultures de guerre" son corps n'a donc jamais été retrouvé. Seul le monument de Lagny lui rend hommage.




En arrière en repli, le 2ème Bataillon du 76ème et le bataillon du 46ème (croquis).

Fiona IANNACCONE 1ES3

jeudi 20 novembre 2014

Arthur DRIEUX - Thorigny sur Marne


Insigne du 2ème bataillon
                               
 Un combattant de la grande guerre :                               Arthur DRIEUX est né le 26 février 1882 à Thorigny-sur-Marne en Seine-et-Marne. Il est deuxième classe. Ce soldat a été recensé à Coulommiers en 1902.


 Il fait partie du 2ème bataillon de chasseurs à pied lors de la première guerre mondiale, ce régiment avait été créé en 1840 à Saint-Omer. Ce bataillon avait participé à la guerre Franco-Prussienne en 1870. Lors de cette guerre il avait perdu 13 officiers et 230 hommes.

Durant la 1ère guerre mondiale, ce bataillon a combattu du 24 au 26 août 1914 soit pendant trois jours durant la Bataille de la Trouée des Charmes, où figurait Arthur Drieux. Ce combattant est mort le 7 octobre 1914 au combat D'Arvillers et son décès a été officialisé par jugement du tribunal de Meaux. Malheureusement son corps n’a pas été retrouvé il n'apparait pas dans le fichier des sépultures. Il apparait simplement sur le monument aux morts de Thorigny-sur-Marne.




                                       Geoffrey CAMBIEN 1ère ES3

GASTIEN Camille Arthur, CHESSY




Présentation du 167ème régiment.
 

Monsieur GASTIEN Camille Arthur est né le 5 octobre 1897 à Monthyon dans le département de la Seine-et-Marne en France.
A 20ans, il est recensé à la base de Coulommiers en 1918.
Il est ensuite recruté dans le 167 éme régiment d’infanterie de ligne avec le grade de 2éme classe.
Ce 167éme régiment d’infanterie a vu le jour en 1913 à Toul dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Lorraine.
Il met ensuite sur pied son régiment de réserve : le 367éme régiment d’infanterie.
Dissous en 1923 ses traditions sont reprises par le 168éme régiment d’infanterie.
Il disparait définitivement en 1940.
Le régiment de Camille Arthur a énormément participé à cette première guerre mondiale.
En effet il était présent : aux combats de Bois le Prêtre- « Priesterwald » pour les Allemands- en 1915.
A Verdun en 1916 et 1917, et enfin à la bataille de l’Aisne en 1918.
Insigne réglementaire du 167eme régiment.
Notre soldat est déclaré « mort pour la France » le 16 avril 1918 à l’hôpital de moyen en Meurthe-et-Moselle, suite à ses blessures de combat à l’âge de 21ans.
Il est donc mort très jeune et a connu un aperçu de la guerre très limité bien qu’il ait su mieux que nous comment se passait la vie au front...
Il a été enterré à la Nécropole nationale de Gerbeviller, créée en 1920.
Elle compte 2164 sépultures de soldats français tombés sur les champs de bataille entre 1914 et 1918. Son jugement a donc été transcrit le 21 juin 1918 à Chessy en Seine-et-Marne.
Nous pouvons donc nous recueillir sur le monument aux morts de Chessy en son honneur.
 
Solène DAIX Première ES3

André BAUDRY, Lagny-Sur-Marne



André BAUDRY est né le 26 juin 1898 à Lagny-Sur-Marne, en Seine et Marne.
Son nom complet était André Louis Auguste BAUDRY, il avait donc trois prénoms. Il a été recensé à l'âge de 20 ans à Coulommiers en 1918 à la fin de la guerre. 

Il appartenait au 146ème Régiment d'Infanterie avec le grade de seconde classe et son matricule était le 15A la page 28 du premier registre des matricules de 1918 du bureau de recensement de Coulommiers, consultable sur le site des Archives de Seine-et-Marne, nous apprenons qu'André était peintre en bâtiment, il avait les cheveux châtain clairs et les yeux bleus, il mesurait 1m70.
 Son régiment d'infanterie a été constitué en 1793 pendant la Révolution française et s'est arrêté en 1999. Le 146ème régiment a donc existé pendant plus de 2 siècles.

Image illustrative de l'article 146e régiment d'infanterieLe 146ème régiment d'infanterie a participé à beaucoup de batailles, telles que :

  • La Révolution Française en 1793
  • Goldberg en 1813
Ce régiment a beaucoup combattu pendant la première guerre mondiale :

  • Bataille dans L'Yser en 1914
  • Verdun en 1916
  • Bataille de la Somme en 1916
  • Bataille des Flandres de 1917 à 1918
  • Bataille de L'Aisne en 1918.
Il a aussi participé à la seconde guerre mondiale et à la guerre d'Algérie :

  • Bataille des Ardennes en 1940
  • Bataille dans les Vosges en 1940
  • Guerre d'Algérie en 1956
André BAUDRY fut tué le 28 mai 1918 à Chassemy dans L'Aisne. Je peux donc constater que André BAUDRY étant pris pour combattre en 1918 à ses 20 ans, est mort lors de sa première bataille, il a donc été tué rapidement. Il a été tué à l'ennemi et son jugement « Mort pour la France » sera rendu le 6 octobre 1921 par le tribunal de Meaux puis transcrit le 11 novembre 1921 à Lagny-Sur-Marne. Enfin, je n'ai trouvé aucun document permettant de voir ou il est enterré. Son corps n'a pas été retrouvé ou identifié car il n'est pas répertorié sur le site « Sépultures de guerre ». Le monument aux morts de Lagny-sur-Marne est la seule trace de ce soldat.

Lisa CAILLY 1èreES3

Mohamed DEGUI, cimetière de Montévrain



Mohamed DEGUI est né le 21 septembre 1897 à Ouled Ghalia, dans le département d’Alger. Il est âgé de 17 ans lorsque la 1ère Guerre Mondiale commence.
L’Algérie étant alors colonisée par la France, neuf régiments de tirailleurs algériens, appelés RTA, sont envoyés au combat. Par la suite, d’autres régiments sont créés pour prendre part à la guerre. En tout, 175 000 soldats algériens sont enrôlés pendant la guerre. L'article du site Djazair 50 apporte plus d'informations sur l'implication de l'Algérie dans la Grande Guerre.

http://auto.img.v4.skyrock.net/6377/14516377/pics/510545883_small.jpg
Un groupe de soldats algériens dans l'Oise
En 1917, Mohamed Degui est recensé à l’âge de 20 ans à Alger. Il intègre le 10ème régiment de tirailleurs en tant que soldat de 2ème classe. Le journal des marches et des opérations de son régiment n’est pas disponible mais on peut deviner le parcours de notre soldat.
Mohamed Degui a sûrement participé à la 2ème bataille de la Marne, qui s’est déroulée du 15 au 20 juillet 1918. C’était une offensive allemande dont la France ressort victorieuse.
Durant cette bataille, notre soldat est sans doute gravement blessé. Il est transporté à l’hôpital militaire provisoire de Montévrain où il ne survit pas à ses blessures. Il meurt le 26 juillet 1918, soit moins d’un an après son recensement. Mohamed Degui est donc enterré au cimetière de Montévrain, à des milliers de kilomètres de chez lui. Ses proches n’ont peut-être jamais vu sa tombe.
Le 10 décembre 1919, il est déclaré « mort pour la France » sur le registre de la ville d’Orléansville, département d’Alger.
 
Insaf DJAZOULI, 1ère ES3


Jules MONÉRA, Lagny-sur-Marne

Insigne du 154e R.I.

     Jules MONERA naît le 10 novembre 1890 à Lagny-sur-Marne. Il est recensé à Coulommiers en 1910 ; il a alors 20 ans. Grâce au site des Archives de Seine et Marne et à son numéro de matricule (le n°482), nous avons pu retrouver le registre de matricule où notre soldat apparaît, à la page 834. Nous apprenons ainsi qu'il avait les cheveux châtain et les yeux bleu clair. Il exerçait le métier de couvreur. Lorsque la guerre éclate en 1914, Jules se voit contraint de prendre les armes, laissant derrière lui son travail. Il fera partie du 154e régiment d’infanterie, dit régiment « les Caurettes ».

     Créé dès le début de la guerre, ce régiment est constitué de 3 bataillons. Son lieu de regroupement se situe à Lérouville (Lorraine). Il participera aux batailles de la Marne en 1914, de Champagne en 1915, puis à la bataille de la Somme en 1916. En mars de cette même année, les troupes combattent pour la bataille de Verdun. Fin 1916, des prémices de fraternisations sont observés entre quelques soldats de toute première ligne : séparés de quelques mètres seulement, il n’est pas rare de voir des soldats s’échanger chocolats ou paquets de cigarettes, sans s’occuper de la couleur de l’uniforme. Enfin, de 1917 à 1918, le régiment se déplacera de l’Aisne jusqu’à la Lorraine, puis reviendra en Picardie.

Soldats du régiment "les Caurettes"
  
    Jules Monéra, lui, ne participera pas à toutes ces actions : son décès a été situé au 27 septembre 1914, à Lacroix-sur-Meuse (Lorraine) "en se portant vaillamment à l'attaque des positions ennemies" (selon son registre de matricule). Son corps ne sera jamais retrouvé, et il sera déclaré mort pour la France le 2 décembre 1920, à Meaux. Son nom apparaît aujourd'hui sur le monument aux morts de Lagny-sur-Marne, dernier hommage qui lui est rendu.


Célia ROUSSELET
1ES3

Pierre PIEN, Lagny-sur-Marne

Pierre PIEN était soldat durant la 1ere guerre mondiale.

Il est né le 9 septembre 1875 à Moyon (Manche, Basse-Normandie). Il faisait partie du 19e escadron du train des équipages militaires (19 ETEM). Il a été recensé à Saint-Lô (toujours dans la Manche), son numéro de matricule était le 930.

livre de l'historique du 19ème escadron du Train des Equipages Militaires
Insigne de béret, du Train
Ce soldat mourut le 11 octobre 1918, il avait la «grippe espagnole», grippe de 1918. Cette grippe fut une des plus virulente, et extrêmement contagieuse. Cette épidémie était une grave infection pulmonaire provoquant des fièvres et de grosses douleurs thoraciques (nommé médicalement « grippe broncho-pneumonie »). Elle fit 30 millions de morts d’après l’institut Pasteur, voire 100 millions selon d’autres sources.

Pierre PIEN est décédé à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), dans l’annexe 2,35/1 de l’hôpital militaire. Son acte de décès a été transcrit le 18 novembre 1819 à Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne). Il n’apparaît pas sur le site «sépulture de guerre», il est donc probablement enterré à Noisy-le-Sec.

Bastien BUCHLA 1ES3